Pierre ALBESSARD, un GRAND MARIN d'AUVERGNE !


Pierre Albessard (1888-1980) 

Tout d'abord, j'exposerai en préambule, que tout comme le Général Mordacq (à qui j'ai consacré un livre et un blog lié), le destin exceptionnel de Pierre Albessard mérite de s'inscrire très haut, dans l'Histoire Auvergnate !
En effet sa vie, riche en aventures maritimes, en leçons de courage, en qualités morales alliées à une grande force de caractère, mériterait, dans un futur plus ou moins proche, une ou plusieurs publications (voir page Avenir).
Cependant, aujourd'hui à la veille du centenaire de la Grande Guerre, il me paraît important de découvrir, ici et dès à présent, quelques fragments tirés d'une grande quantité de documents authentiques et inédits...

3 Mars 1888 naissance de Pierre dans une grande famille de renom de la ville de Mauriac dans le Cantal. 
Il est l'aîné de six frères et soeurs, dont Noël, Lieutenant du 5e Hussard, qui sera tué à Feuillères dans la Somme le 3 juillet 1916.







Très tôt, Pierre est attiré par la mer. 












Il dira que "c'est la visite du cuirassé Valmy à Royan qui a déterminé son orientation vers la mer"









15 Mars 1907, Engagement comme matelot en surnombre et sans solde dans la Compagnie des Messageries Maritimes.




















10 Août 1907, Elève sur l'Himalaya pour 1 mois et 22 jours.



1908, Suit les cours du Maître d'Armes Dubois "Avec deux leçons par semaine, vous pouvez devenir assez rapidement un épéiste redoutable"...

1908, Lettre de Xavier Charmes des Messageries Maritimes à son père:
"J'ai vu Pierre. Faut-il vous l'avouer; ce qui vous inquiète est ce qui me charme en lui. Cet enfant cède à son imagination; il veut mettre un peu de hasard, un peu de rêve dans sa vie; il est prêt à risquer quelque chose pour y parvenir. 
A-t-il tort? Vous avez assez parfois regretté de ne l'avoir pas fait..."

Juin 1908, lettre du Maître d'Armes Dubois "Votre fils Pierre a maintenant le bras bien couvert, tant qu'il ne s'emballe pas. Il prend des "temps" assez à propos et il fait un grand pas quant à la technique de combat.
Ses défauts et ses faiblesses tiennent maintenant du peu de  temps qu'il donne à l'escrime. Mais il veut être marin et non champion d'épée.
Tel qu'il est, il peut tenir tête à n'importe qui, même fort, car le duel calme bien des élans et annule la virtuosité des salles d'Armes. 
Le considérant au milieu de la masse, c'est un petit homme redoutable, avec lequel il faudra compter. 
Son coeur et sa tête feront le reste..."
(Voir 1913...)

Le 10 Avril 1908, Pilotin, il est à bord de la Touraine, traverse l'Atlantique et visite New-York.



20 Avril 1908, Extrait d'une lettre écrite de New York:
"Nous sommes partis du Hâvre samedi 11 à 6 heure, la mer était assez belle, mais le lendemain, quand je me suis levé à 4 heures pour prendre mon quart, j'ai constaté avec regrets que malgré mes 2 mois de navigation de l'été dernier, je n'étais pas encore complètement amariné. En effet, la mer était très houleuse, notre bateau tanguait beaucoup et j'ai eu un mal de mer assez violent...
...Enfin, au bout de deux jours, j'étais complètement guéri, mardi et mercredi, nous avons eu une mer très mauvaise et j'étais tout à fiat à mon aise...
...je suis tout à fait considéré comme un officier, sauf que je suis sans solde et que je ne commande pas de quart. Je fais 2 quarts par jour, l'un de 4h à 8h du matin avec le Second, l'autre de 6h à 8h du soir avec les Lieutenants...
...je ne vais pas avec les passagers, car les officiers ne tiennent pas à avoir de relation avec eux; il paraît que cela leur amène des embêtements, leur cause des obligations, etc... Il n'y a guère que le Second ici qui fasse avec plaisir son petit tour chez les passagers...
...La "Touraine", quoique vieille est même un très joli bateau. Ce qu'il y a de remarquable, c'est la propreté avec laquelle tout est tenu à bord, les cuivres frottés, les ponts bien lavés; notre passerelle est d'une blancheur épatante. Ce qui m'a étonné aussi, c'est la discipline qui existe à bord; personne ne bronche; le moindre ordre donné est aussitôt exécuté; ce qui m'amuse le plus, c'est de voir des matelots, des bretons, qui n'attendent même pas la fin de ce qu'on leur dit de faire, qu'ils sont déjà partis; on est obligé de les tenir par le bras pour les empêcher de filer...
...Hier, jour de notre arrivée, nous avons été consignés à bord; ce matin, j'ai été au Consulat de France avec le 1er Lieutenant, porter la valise diplomatique; le bord nous payait à cet effet, une voiture dont nous avons bien profité...
...jusqu'ici New York ne m'a pas produit beaucoup d'effet. J'ai vu la statue de la Liberté, mais je la connaissait déjà en photographie, par conséquent, elle m'a causé aucune surprise - le pont de Brooklyn - il m'a semblé presque naturel de voir la maison de 41 étages. J'avais trop entendu parler des excentricités des américains, aussi je m'attendais peut-être à voir plus que je ne verrai ?.."


28 Juillet 1908, Novice sur le Trois-mats Quillota pour 8 mois, avec deux passages au Cap Horn.




Le Quillota était un voilier de la Compagnie Bordes de Dunkerque et allait chercher du nitrate de soude au Chili à Iquique. 
Trois-mats barque de 87 m de long,  3220 T et 2500 m2 de voilure. 
Il avait été construit à Rouen en 1902.

11 Avril 1909, Elève Officier de nouveau sur la Quillota pour une durée de 10 mois. Deux passages au Cap Horn et quelques péripéties...

23-25 Juillet 1909, Ouragan pendant trois jours où tellement secoué, il passe à travers une cloison.

31 Juillet 1909, Nouvelle tempête plus mauvaise encore, perte de la misaine, casse des écoutes des huniers...

Voir Page "7 Septembre 1909"...

2 Octobre 1909, Le "Quillota" fait en ce moment parler de lui. Avant hier soir, l'équipage s'est révolté en partie...

27 Janvier 1910, Arrivée à La Rochelle la Pallice après 108 jours de mer !






1910...


Avril 1910, Service Militaire sur le Cuirassé Massena 





puis Ecole sur le Brennus.















Figure de proue du Brennus, exposée au Musée de la Marine en 2003...




1912, Elève Officier sur les paquebots des Messageries Maritimes : Charles Roux, Caucase, Salazie, M'Panjaka, Océanien.




25 Novembre 1912, A la suite d'un cyclone sur Madagascar, perte du paquebot "Salazie" sur des îlots à côté de Diégo-Suarez. 



Pierre Albessard qui était à son bord en mars est actuellement sur le "M'Panjaka" et participe activement au sauvetage des nauffragés et leur embarquement sur le "M'Panjaka"



1913, Le Maître d'Armes Georges Dubois publie "L'Escrime de Duel, une Technique".



L'ouvrage est en souscription et l'exemplaire N°1 est dédicacé pour Pierre Albessard.



A noter parmi les souscripteurs : Léon Blum, Maurice Chevalier, Henri Desgranges, Sacha Guitry, Kirchoffer...

28 Juin 1913, Lieutenant sur le Sontay.



2 Août 1914, Au moment de la Mobilisation pour la Grande Guerre, Pierre Albessard est sur le Sontay à Marseille où il sera débarqué le 25 août.

Le Sontay, paquebot de 141 m sera, comme de nombreux navires connus par Pierre Albessard, coulé pendant la Grande Guerre. 
Le 16 Avril, transformé en transport de troupe pour la liaison Salonique-Marseille, avec 350 soldats et des permissionnaires, il est torpillé par l'U33 et coule en 4 minutes. 
Il y aura 350 rescapés et 49 disparus dont le Commandant Mages qui refuse de quitter son navire.




6 Août 1914, à Marseille



8 Septembre 1914, Enseigne de Vaisseau sur le Cuirassé Marceau pour 8 mois.



1914-1918, Nombreuses Missions sur le Laborieux, Numidia, Whitehead, Memphis... 

Voir Page: "18 Novembre 1914, Premier Commandement"...

Opérations en Méditerranée, Adriatique, Monténégro, Grèce, Salonique, Malte...



Celles-ci, très importantes et souvent périlleuses seront détaillées au fil des jours dans des pages annexes...

5 Décembre 1914, Mission sur le Numidia pour sauver à Antivari, les rescapés du Mont Lovcen...

20 Janvier 1914, Mission sur le Tijditt à Antivari

Voir Page: "Nuit du 4 au 5 Février 1915"... 

25 Février 1915, Extrait d'une de ses lettres :"Je rentre à l'instant d'une 4e expédition à Antivari, au cours de laquelle à 200 mètres du "Whitehead", dans le port et au mouillage, a été coulé le Contre-Torpilleur Français "Dague", vers 9 heures du soir. 
Mes embarcations ont sauvé une partie de l'équipage. 
Il y a 54 survivants dont tous les officiers et 38 disparus. 
Le navire a coulé en 3 ou 4 minutes. 
Sous-marin ou mine? 
Personne ne sait. On a absolument rien vu..."



25 Mars 1915, "Le Marceau est toujours à Navarin et je ne prévois pas de raisons qui puissent l'obliger à appareiller.
Nous sommes, en effet attachés à la 1ère Armée Navale à laquelle est dévolu le rôle de surveiller l'Adriatique.
Cette Armée, uniquement composée de beaux navires n'a rien à voir avec les opérations des Dardanelles pour lesquelles on utilise les vieux cuirassés "consommation".
On compte en effet que pour réussir le coup, il faut sacrifier une dizaine de bâtiments. Comme les mines constituent un danger contre lequel on est presque dans défense, il vaut mieux conserver nos meilleures unités, ne pas en démunir notre flotte, et rester dans d'excellentes conditions de combat pour le cas où nous aurions à lutter contre des forces navales ennemies.
Vous devez être au courant de la perte du Bouvet, de 2 cuirassés anglais, des avaries survenues à plusieurs de nos navires devant les détroits. tout cela n'est que très normal; on s'étonnait qu'il n'y ait pas encore eu de casse, et maintenant qu'elle commence, l'opinion générale des Etats-Majors est que cela ne doit en rien influer sur la marche des opérations.
Nous avons encore quelques bons vieux cuirassés à risquer. Il est évident qu'il vaudrait mieux les conserver, mais enfin, au cas où ils disparaîtraient, cela n'affaiblira aucunement l'homogénéité de nos forces navales..."




20 Avril 1915, Mission sur Numidia à Dulcigno.

28 Avril - 25 Mai 1915, Mission à Salonique, Athènes.

Juin 1915, Aide de Camp de l'Amiral en ChefBoué de Lapereyre sur le Cuirassé Courbet pour 5 mois.

D'une classe identique au Jean-Bart, France et Paris, le Courbet faisait partie des meilleurs et des plus récents cuirassés Français en Méditerranée. (lancé en 1911)
Avec 165m de longueur, armé de six tourelles de canons de 305 mm jumelés et 22 canons de 138 mm, Le Courbet à cette époque était un fier navire...




















En comparaison, quelques douilles de canons de la Grande Guerre... de la plus haute 305mm à la plus petite 37 mm en passant par les 190, 138, 100 et 75. 





La carrière du Courbet se prolongera jusque pendant la seconde guerre mondiale où il sera volontairement échoué, le 9 juin 1944, faisant alors office de digue brise-lames, pour la construction du Port Artificiel d'Arromanches utile au Débarquement...

14 Juillet 1915, Lettre du Cdt d'Adhémar sur le Marceau:
"J'ai été heureux d'apprendre votre embarquement sur Le Courbet et j'espère que vous trouverez l'occasion d'y faire preuve de vos grandes qualités.




L'Officiel m'apporte aujourd'hui la nouvelle que votre citation a été maintenue par le Commandant en Chef. 
Vous voilà décoré de la Croix de Guerre avec palmes, la plus haute récompense que puisse ambitionner un Français.
Je vous félicite de tout mon coeur.
Grâce à vous, le nom du vieux Marceau figure dans ces listes glorieuses et son Commandant vous en remercie..."



28 Juillet 1915
"J'ai reçu ma croix.
Le Vice-Amiral, Commandant en Chef, me l'a lui-même épinglée sur la poitrine, ainsi qu'à ceux à qui la remise devait en être faite.
L'Amiral avait tenu à ce que la cérémonie se fit en assez grande pompe; il est vrai que c'était la première fois qu'il en remettait et nous a exprimé le plaisir qu'il avait à le faire, sur le navire qui porte son pavillon...



...vous êtes-vous jamais demandé quelle tête pouvait avoir mon chef?
Il en a paru une photographie très ressemblante sur la couverture d'un de ces petits illustrés à bon marché qui paraissent à l'heure actuelle: 
"Le Pays de France" édité par "Le Matin". 



Payez-vous la donc, encadrez-la et collez-la sur votre bureau. 
Malgré tout le mal qu'on doit en dire en France, il était encore le seul chef que nous puissions donner à notre flotte.
C'est un homme de bon sens et prêt à endosser toutes les responsabilités, deux choses qui sont assez rares en marine, où il y a trop de gens intelligents et trop peu d'hommes ayant un sens pratique..."

Voir Page: "5 - 6 Septembre 1915"... 


Septembre 1915, Malte

14 Octobre 1915, Départ de l'Amiral Boué de Lapeyrère remplacé par Dartige du Fournet.




20 Octobre 1915, sur le Cuirassé France.




Début Novembre 1915, il est en Permission à Mauriac et Clermont-Fd... ici dans le Jardin Lecoq.



16 Novembre 1915, à Toulon, puis retour sur le Cuirassé France à Malte jusqu'au 21 Décembre.

22 Décembre 1915, Il passe à l'Aéronautique Maritime sur la base de Marquise-Rixent. Peu de temps après il suivra une instruction en Angleterre à Londres, puis sera affecté aux bases du Havre et de Montebourg.




3 Avril 1916, Il est Pilote Breveté N°10 puis commandera des Dirigeables de Marine.


BREVET de PILOTE de Pierre ALBESSARD

16 Avril 1916, Commandant Pilote du Sea-Scout SS-21 pour 2 mois. (Accidenté au Hâvre).



24 Juin 1916, Commandant Pilote du SS-49 pour 1 mois

3 Juillet 1916, Mort de son frère Noël dans la Somme.


10 Août 1916, Commandant Pilote du SS-26 pendant 13 mois.

26 Août 1916,



12 Avril 1917, au Hâvre.



14 Juin 1917, lettre à son père: "Je vous envoie ci-joint une photo de mon appareil qui a paru dans "l'Aérophile" de ce mois, sous le titre "Scout Américain". 
En réalité, c'est mon S.S. 



Je suis assis dans le siège du milieu; mon mécanicien est devant (Pitois); mon gabier derrière (Normand). 
La même photo avait paru dans ce numéro de "l'Illustration" de mars (en fait le 3860 du 24 Février 1917 et en pleine page) que je vous avais conseillé d'acheter..."
Il est à remarquer que cette photo est célèbre puisqu'on la retrouve aussi dans "l'Histoire de l'Aéronautique" mais aussi dessinée au fusain à l'identique par Lucien Jonas (Voir Blog joint) dans une planche de la "Guerre Documentée"...



Août 1917, Basé à Montebourg dans le Cotentin.


BRIQUET PERSONNEL DE Pierre ALBESSARD

23 Septembre 1917, Commandant Pilote du Sea Scout Zero SSZ-21 



(qui prendra le nom de VA-4 en octobre 1917), jusqu'au 6 Juillet 1918.




Voir page "23 Septembre 1917"...

Mars 1918, retour sur la base du Hâvre.

11 Novembre 1918, Armistice.

21 Décembre 1918, Pierre Albessard termine la Grande Guerre au Hâvre, avec le grade de Lieutenant de Vaisseau, titulaire de la Croix de Guerre avec 2 palmes et Chevalier de la Légion d'Honneur !





Après la Grande Guerre, il reprend sa carrière commencée aux Messageries Maritimes.

26 Décembre 1918, Lieutenant sur le Pei Ho

Puis Lieutenant sur les : Lieutenant de Missiessy, Danube, Roland Garros, Sphinx, général Metzinger.




12 Octobre 1925, il est Lieutenant sur le magnifique Champollion (Paquebot de 144 mètres) pendant 2 ans et 2 mois.






12 Janvier 1930, il est Second Capitaine sur le Lamartine.

Puis Second sur les : Andromède, Pei Ho, Chantilly, Maréchal Joffre, Président Doumer, Jean Laborde




23 Janvier - 6 Avril 1939, Voyage sur le Ville de Strasbourg, avec sa fille, Marguerite, âgée de 8 ans, pour l'Algérie, La Martinique, Le Canal de Panama, Tahiti, Nouméa, Sydney...

7 Avril 1939, Il est Commandant du Pierre Loti pendant 1 an et 2 mois...
Le Pierre Loti est un Paquebot de 120 mètres de long et de 9350 T de déplacement. 



A bord, 15 Officiers et 164 Hommes pour 793 Passagers dont 76 en 1ères Classes.










Pendant cette période, Le Pierre Loti fera la liaison Marseille - la Nouvelle Calédonie





et des parcours en Mer de Chine...



3 Novembre 1940, Saisie du navire par les Britanniques à Sydney.

6 Juin 1941, Passager du Suwa Maru, navire Japonais (encore neutre) pour les Philippines.

4 Juillet 1941 Résident à Saïgon sur le Bernardin de St Pierre, le Maréchal Joffre, l'Aramis, le Compiègne...


6 Septembre 1941, Départ du Compiègne pour La Réunion et Madagascar

3 Novembre 1941, Saisie du Compiègne par les Britanniques, près du Cap de Bonne Espérance.

9 Novembre 1941, Débarquement en Afrique du Sud à East-London.

20 Novembre 1941, Départ pour un retour en France par un long voyage sur les Muzinho, Guinée...

21 Décembre 1941, 
"Sur la rade de Casablanca, ai vu le Cuirassé Jean-Bart en réfection, d'aspect miséreux..."

24 Décembre 1941, à Casablanca.

27 Décembre 1941, départ en train pour l'Algérie...

31 Décembre 1941,
"Ai vu à Mers-El-Kebir le Cuirassé Dunkerque en réparation..."



3 janvier 1942, Embarquement sur le Gouverneur Général Chanzy.

5 Janvier 1942, Arrivée à Marseille.

1er Novembre 1942, En congé renouvelable et fin de sa carrière maritime.

Après Marseille, il vivra à Paris puis ses dernières années à Mauriac et Arches.



Il décède le 26 Août 1980 et repose en toute simplicité au Vigean près de Mauriac où dominent au loin les grands espaces verdoyants et les sommets souvent enneigés des Monts du Cantal...











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire